Les petites filles modèles de la Comtesse de Ségur

Les petites filles modèles (1858)

« Mme de Fleurville était la mère de deux petites filles, bonnes, gentilles, aimables, et qui avaient l’une pour l’autre le plus tendre attachement. On voit souvent des frères et des sœurs se quereller, se contredire et venir se plaindre à leurs parents après s’être disputés de manière qu’il soit impossible de démêler de quel côté vient le premier tort. »

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Les Petites Filles modèles relate l’histoire d’une famille heureuse, la famille de Madame de Fleurville, veuve depuis six ans, elle accueille chez elle Madame de Rosbourg, qui est sans nouvelles de son mari, disparu en mer. Ce roman est la suite des aventures de Sophie, héroïne des « Malheurs de Sophie », qui apparaît après la présentation de Camille et de Madeleine de Fleurville.

Pour moi, c’est le meilleur des trois livres, tout au long de l’ouvrage Camille et Madeleine apprennent à faire la différence entre le bien et le mal, entre les bonnes et les mauvaises actions, le pardon, et les excuses… Ce livre ne fait pas référence à la perfection même, mais l’idée que l’on peut se perfectionner. Ce sont de vrai petit trésors qui nous donne envie de bien faire, d’être poli(e) et aidant(e) envers tous, de débarrasser la table, de faire les choses pour les autres sans attendre quelques choses en retour…

Petites_Filles_modèles_105.jpgJe me souviens après avoir lu ce livre étant plus jeune, j’avais mis la table et débarrasser mon assiette, pendant une semaine, j’étais très sage, je rangeais ma chambre mais après une semaine je suis redevenu la petite Sophie que j’étais au fond de moi, et j’ai vite repris mes mauvaise habitudes ….

Camille et Madeleine sont deux petites filles bien raisonnable contrairement à notre fougueuse mais attachante petite Sophie, qui représente toujours la source des problèmes que ce soit à cause de sa jalousie, ou de ses expériences.

Cet ouvrage, est plus joyeux que le premier car les histoires des petites filles se finissent toujours mieux que celle de Sophie. Bien que dans cette partie de l’histoire Sophie cohabite avec sa belle-mère, qui maltraite cette dernière… et sans repère Sophie n’arrive pas à prendre exemple sur Camille et Madeleine, qui à chaque minute de liberté va faire des bêtises.

Dans cette partie, Sophie va devenir de plus en plus jalouse de la petite Marguerite, qui accapare toutes l’attention. Marguerite, moins mûre, a plus de mal à aimer Sophie, qui est coléreuse, vive, et parfois malhonnête. Mais les trois fillettes comprennent que la gourmandise de Sophie et sa malhonnêteté sont en grande partie causées par sa peur de Madame Fichini, pour qui « le fouet est le meilleur des maîtres » et « le seul moyen d’élever des enfants »

Pour ce qui est de Mme de Fleurville et de Mme de Rosbourg, elles détestent Mme Fichini, mais font comme si de rien n’était, pour que Sophie puisse continuer de venir jouer avec Camille, Madeleine et Marguerite, et pouvoir garder un oeil sur Sophie.

Lorsque Mesdames de Fleurville et de Rosbourg réussissent à convaincre Madame Fichini de leur laisser Sophie, celle-ci fait de gros progrès, même si certain défaut sont dur à effacer.

« Chère Camille, je vois que je resterai toujours méchante ; jamais je ne serai bonne comme vous » dit Sophie. 

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Pour conclure : cet ouvrage est centré sur les adorables, sages, polies, généreuses filles de Madame de Fleurville qui est aussi un personnage, doux, à l’écoute et toujours là pour aider Sophie. Camille et Madeleine, tiennent beaucoup de leur maman, toujours présentes pour aider leurs amis, elles essayent toujours de défendre justement, et essayent toujours de satisfaire l’une et l’autre entre la toute petite marguerite et la petite Sophie. Je me souviens que j’avais vraiment adoré Madame de Fleurville qui est un de mes personnages préférés.

« Mes Petites Filles modèles ne sont pas une création ; elles existent bien réellement : ce sont des portraits ; la preuve en est dans leurs imperfections mêmes. Elles ont des défauts, des ombres légères qui font ressortir le charme du portrait et attestent l’existence du modèle. Camille et Madeleine sont une réalité dont peut s’assurer toute personne qui connaît l’auteur. » 

 

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